En bref

Un agent de prospection est un programme qui exécute chaque jour la recherche de prospects que votre commercial fait à la main : il interroge LinkedIn et des sources web publiques selon vos critères de ciblage, écarte ce qui ne correspond pas, vérifie l’adresse e-mail et le nom du décideur, puis crée la fiche dans votre CRM en contrôlant qu’elle n’existe pas déjà.

Chez SiloWeb, il coûte 990 CHF à l’installation et 190 CHF par mois tout compris. Comptez deux à trois semaines entre le cadrage et la mise en service, et environ cinq heures rendues par semaine sur une PME qui prospecte activement.

Installation, une fois
990 CHF
Forfait mensuel
190 CHF / mois
Temps rendu, estimé
≈ 5 heures par semaine
Mise en service
2 à 3 semaines
Se branche sur
LinkedIn · HubSpot · Airtable
Autres plateformes
Pipedrive, Salesforce, Notion, Google Sheets, ou toute plateforme exposant une API.
Zone couverte
Toute la Suisse romande — voir les villes couvertes

Le geste que l’agent reprend

Dans la plupart des PME romandes qui vendent en B2B, la prospection tient dans un onglet LinkedIn et un fichier Excel. Quelqu’un tape une requête, fait défiler les résultats, ouvre les profils intéressants, recopie le nom, l’entreprise, la fonction, puis cherche l’adresse e-mail ailleurs. Trente à quarante fiches dans une bonne matinée. Le lendemain, la même chose, avec le risque de retomber sur les mêmes entreprises sans s’en rendre compte.

Ce travail n’est pas de la vente. C’est de la collecte. Il ne demande aucun jugement commercial jusqu’au moment où quelqu’un décide d’appeler — et c’est précisément ce moment-là qui reste chez vous.

Ce que fait l’agent, dans l’ordre

  1. Il applique votre ciblage. Secteur, taille d’effectif, canton, fonction du contact, signaux d’activité récents. Les critères sont écrits noir sur blanc au cadrage et modifiables ensuite.
  2. Il vérifie et complète. L’agent recoupe le nom du décideur, teste la validité de l’adresse e-mail et récupère le site, le numéro général et le registre du commerce quand ils sont publics.
  3. Il écarte les doublons. Avant chaque création de fiche, il interroge votre CRM sur le domaine, le nom de l’entreprise et l’adresse e-mail. Une entreprise déjà connue n’est jamais recréée : elle est enrichie ou ignorée, selon la règle que vous choisissez.
  4. Il dépose la fiche. Dans HubSpot, Airtable ou l’outil que vous utilisez, avec la source, la date et le motif de sélection dans un champ dédié — pour que votre commercial sache pourquoi ce nom est arrivé là.

Ce que l’agent ne fait pas

Il n’envoie aucun message à votre place, sauf si vous le demandez explicitement dans un second temps. Il ne contourne aucune protection technique et ne collecte que des données professionnelles publiquement accessibles. Il ne remplace pas la qualification : un prospect dans le CRM reste un prospect à appeler.

Ce point mérite d’être dit clairement, parce qu’il touche au cadre légal. La prospection B2B en Suisse est régie par la nLPD et par l’article 3 de la loi contre la concurrence déloyale. Le cadrage écrit précise quelles données sont collectées, d’où elles viennent, combien de temps elles sont conservées et comment une personne peut demander leur suppression. Cette annexe fait partie de la livraison, pas des options.

Un exemple chiffré

Une PME de services de vingt personnes fait prospecter un collaborateur deux demi-journées par semaine, soit environ cinq heures. Au coût employeur d’un profil commercial junior en Suisse romande, ces cinq heures représentent un montant à trois chiffres chaque semaine. L’agent coûte 190 CHF par mois. Le calcul du seuil de rentabilité tient sur une ligne, et vous pouvez le faire avec vos propres chiffres dans le simulateur.

Le gain réel n’est d’ailleurs pas seulement le temps : c’est la régularité. Un humain prospecte quand il n’a pas mieux à faire ; l’agent produit sa liste tous les matins, y compris la semaine où votre commercial est en clientèle du lundi au vendredi.

Ce à quoi il se branche

HubSpot, Airtable, Pipedrive, Notion et Google Sheets sont les destinations les plus fréquentes. Toute autre plateforme convient dès qu’elle expose une API. Les identifiants restent dans vos comptes, avec les droits minimaux nécessaires, révocables en un clic — l’agent n’a jamais besoin de plus que la permission de créer et de lire des fiches.

Page publiée le 27 août 2026 · relue et mise à jour chaque trimestre.

Questions sur l’agent 01

01 Est-ce que scraper LinkedIn est légal en Suisse ?

La collecte de données professionnelles publiquement accessibles est possible, mais elle est encadrée : la nLPD impose la transparence sur la finalité et la conservation, et les conditions d’utilisation des plateformes s’appliquent en parallèle. L’agent est configuré pour rester dans ce cadre — sources publiques, volumes mesurés, aucune donnée sensible, journal de collecte consultable. Le cadrage écrit qui accompagne l’installation détaille précisément ce qui est collecté et pourquoi.

02 Combien de prospects l’agent ramène-t-il par jour ?

Le volume dépend de l’étroitesse de votre ciblage, pas de la puissance de l’agent. Un ciblage large sur toute la Suisse romande produit plusieurs dizaines de fiches par jour ; un ciblage serré — par exemple les fiduciaires de dix à trente personnes du canton de Vaud — épuise son marché en quelques semaines et bascule alors en veille, à signaler les nouvelles entreprises qui entrent dans le critère. C’est souvent le réglage le plus utile.

03 Que se passe-t-il si LinkedIn change son interface ?

C’est le scénario prévu, et c’est ce que couvre le forfait mensuel. Chaque exécution est journalisée ; une anomalie remonte automatiquement et la remise en état ne fait pas l’objet d’un devis intermédiaire. Vous n’avez pas à constater la panne pour qu’elle soit traitée.

04 Puis-je changer mes critères de ciblage après la mise en service ?

Oui, et c’est prévu dans le forfait. Un ajustement de critères — ajouter un canton, changer une fonction cible, exclure un secteur — se fait sans surcoût. Une refonte complète de la logique de sélection relève d’un nouveau cadrage.

05 L’agent peut-il aussi envoyer les premiers e-mails ?

Techniquement oui, et cela se combine bien avec l’agent 02. Dans les faits, la plupart des PME préfèrent commencer par la collecte seule pendant deux ou trois mois, le temps de voir la qualité des fiches, avant d’automatiser un envoi. L’ordre inverse produit rarement de bons résultats.

Cette tâche vous coûte-t-elle vraiment du temps ?

Décrivez-la en trois lignes. Vous recevez un avis clair : automatisable tel quel, à adapter, ou pas rentable à ce stade.